On a arrêté le pain pendant 30 jours : voici ce qui arrive vraiment à votre corps

Que se passe-t-il vraiment quand on arrête le pain pendant 30 jours ?

Et si faire une pause avec le pain pendant quelques semaines permettait de mieux comprendre la façon dont notre alimentation influence notre digestion, notre énergie et notre satiété ?

Le pain fait partie des habitudes alimentaires de nombreuses personnes. Une tranche au petit-déjeuner, quelques morceaux avec le déjeuner, une tartine au dîner… Sans même s’en rendre compte, il peut occuper une place importante dans l’alimentation quotidienne.

Alors, que se passe-t-il réellement lorsqu’on décide de ne plus en manger pendant 30 jours ?

Contrairement à certaines promesses que l’on peut lire sur les réseaux sociaux, arrêter le pain n’a pas les mêmes effets chez tout le monde. Tout dépend surtout de la quantité consommée, du type de pain choisi et de ce qui vient le remplacer.

Le pain apporte principalement des glucides

Le pain est principalement constitué de farine, d’eau et, selon les recettes, de levure ou de levain. Sa farine apporte notamment de l’amidon, un glucide complexe que notre organisme décompose progressivement en glucose.

Cela entraîne une réponse insulinique normale : l’insuline permet notamment au glucose présent dans le sang d’être utilisé ou stocké par les cellules.

Mais il est trop simpliste d’affirmer que le pain provoque automatiquement une prise de poids ou une résistance à l’insuline.

Le contexte alimentaire compte énormément. La quantité consommée, le type de pain, les aliments qui l’accompagnent et l’ensemble de l’alimentation quotidienne sont bien plus importants que le simple fait de manger du pain.

D’ailleurs, supprimer le pain tout en le remplaçant par d’autres aliments très raffinés ou très caloriques ne garantit aucun bénéfice particulier.

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Pourquoi certaines personnes se sentent-elles moins ballonnées sans pain ?

C’est une question beaucoup plus individuelle.

Certaines personnes peuvent effectivement ressentir moins de ballonnements lorsqu’elles diminuent leur consommation de pain. Mais cela ne signifie pas nécessairement que le pain « irrite l’intestin ».

Plusieurs facteurs peuvent intervenir : la quantité consommée, la composition du repas, les fibres, la fermentation de certains glucides ou encore la sensibilité digestive de chacun.

Chez certaines personnes sensibles, certains glucides fermentescibles présents dans les produits à base de blé peuvent notamment contribuer à des symptômes digestifs.

Il faut toutefois distinguer ces situations d’une véritable maladie cœliaque ou d’une allergie au blé, qui nécessitent une prise en charge médicale spécifique.

Le gluten n’est pas un problème pour tout le monde

Le gluten est une famille de protéines naturellement présentes notamment dans le blé, l’orge et le seigle.

Pour les personnes atteintes de maladie cœliaque, sa consommation peut provoquer une réaction immunitaire et endommager l’intestin. Dans ce cas, l’éviction du gluten doit être stricte et durable.

Mais chez une personne qui ne présente pas de maladie cœliaque, d’allergie au blé ou de sensibilité particulière identifiée, il n’est pas établi que le gluten soit systématiquement nocif pour l’intestin.

Les affirmations selon lesquelles le gluten « irrite l’intestin de tout le monde » ou rendrait automatiquement accro au pain sont donc beaucoup trop générales.

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